lundi 29 février 2016

Souvenir l'Orient-Le Jour du 12 mai 2009

L’histoire du Liban par l’histoire de Zah
Par Fady Noun
L’Orient-Le Jour du 12 mai 2009

C'était Zahlé (*) de Carlos et Névine Hage Chahine est un florilège de textes et d'illustrations sur Zahlé, la plus grande ville chrétienne d'Orient, glanés par les auteurs au fil de leurs recherches bibliographiques. Passionnés de récits de voyage, où ils voient comme dans un miroir des fragments d'histoire de leur ville natale, ils ont exploré les fonds orientalistes de par le monde. De récit en témoignage, de gravure en photographie, d'une intuition obstinée à un pur hasard, c'est son portrait qui se dessinait devant eux.
L'album qu'ils en présentent est l'une de ces œuvres exemplaires dont l'existence témoigne d'une passion plus profonde, celle qu'ils portent à leurs origines, à leur identité profonde. Les auteurs en sont conscients, d'ailleurs, qui décrivent leur ouvrage comme « une expression de leur piété filiale ». Une piété qui s'appelle « patriotisme ».
Dans Mémoire et identité, Jean-Paul II consacre de très belles lignes au patriotisme, un « amour ordonné » pour la patrie qu'il oppose d'une certaine manière au nationalisme.
« Si l'on se demande quelle place occupe le patriotisme dans le décalogue, dit Jean-Paul II, la réponse ne laisse aucune hésitation : il se situe dans le cadre du quatrième commandement, qui nous engage à honorer notre père et notre mère. Il s'agit en effet de l'un des sentiments que la langue latine désigne sous le terme pietas, soulignant la valeur religieuse qui sous-tend le respect et la vénération dus à nos parents (...). Patriotisme signifie amour pour tout ce qui fait partie de la patrie : son histoire, ses traditions, sa langue, sa conformation naturelle elle-même (...). Tout danger qui menace le grand bien de la patrie devient une occasion pour vérifier cet amour. Notre histoire nous enseigne que les Polonais ont toujours été capables de grands sacrifices pour préserver un tel bien, ou pour le reconquérir. »
Parmi les « dangers » qui menacent « le grand bien de la patrie » figurent... l'ignorance et l'oubli. D'un chapitre à l'autre de l'ouvrage de Névine et Carlos Hage Chahine, le lecteur découvrira Zahlé à travers un corpus de textes et d'images qui n'ont, sans doute, aucun lien apparent entre eux mais qui, en réalité, nous disent ce qu'était Zahlé - ce que nous étions nous-mêmes aussi - au fil des siècles. Une sorte d'histoire du Liban par l'histoire de Zahlé.
Car cette mémoire historique nous définit autant qu'elle définit une ville. Sans que nous en soyons conscients, elle peut avoir laissé en nous des modes de pensée et d'être qui nous caractérisent aux yeux des autres. Aussi n'est-il pas inutile de nous exposer à ces lectures, qui pourront nous apprendre ce que nous sommes, à travers le regard des pèlerins, touristes, voyageurs, érudits, militaires, prêtres ou missionnaires qui ont jeté leurs premiers regards sur cette terre non défrichée.
Certes, tout ne doit pas être pris pour argent comptant dans ces textes qui sont d'une valeur historique inégale. Beaucoup de voyageurs se sont longuement documentés avant de faire le voyage, et leurs témoignages, qui nous magnifient, sont précieux. D'autres, par contre, sont moins fiables et leurs impressions sont à prendre avec la plus grande réserve, comme celles de Jules Ferrette trouvant mérité qu'une ville entière soit immolée en 1860 pour avoir eu l'audace de considérer comme indésirables et de les avoir boutés hors de ses murs des missionnaires protestants à la générosité calculée et proverbiale : « anglezli ta anglezlak ».
Au bout du compte, pourtant, et sans quitter son fauteuil, le lecteur de C'était Zahlé fera un voyage bien confortable dans le temps et l'espace, à la recherche de ce qui fait son identité et celle de ses compatriotes.

1 commentaire:

  1. Bonjour comment allez-vous?

    Mon nom est Emilio, je suis un garçon espagnol et je vis dans une ville proche de Madrid. Je suis une personne très intéressé de connaître des choses aussi différentes que la culture, le mode de vie des habitants de notre planète, la faune, la flore et les paysages de tous les pays du monde etc., en résumé, je suis un personne qui aime les voyages, l'apprentissage et le respect de la diversité des gens de partout dans le monde.

    J'aimerais voyager et rencontrer en personne tous les aspects mentionnés ci-dessus, mais malheureusement, cela coûte très cher et mon pouvoir d'achat est assez faible, alors j'ai imaginé un moyen de voyager avec l'imagination dans tous les coins de notre planète. Il y a quelques ans j'ai commencé une collection de lettres envoyées à mon adresse. Mon objectif était d'avoir au moins 1 lettre de chaque pays du monde. Cet objectif modeste est possible d'obtenir dans la plupart des pays, mais malheureusement il est impossible à réaliser dans d'autres territoires par des plusieurs raisons, soit parce qu'ils sont des pays en guerre, soit parce qu'ils sont des pays avec a extrême pauvreté, soit parce que pour n’importe pas quelle raison, la système postal ne fonctionne pas correctement.

    Pour tout cela, je voudrais vous demander une petite faveur:
    Pourriez-vous avoir l'amabilité de m'envoyer une lettre par courrier traditionnel de Liban. Je comprends parfaitement que vous pensez que votre blog n'est pas le lieu approprié pour demander cela, et même, très probablement, vous ignorerez ma lettre, mais je voudrais appeler votre attention sur la difficulté de recevoir une lettre de ce pays, et aussi je ne connais personne, ni où écrire en Liban afin de compléter ma collection. Une lettre pour moi, c'est comme un petit souvenir, comme si j'ai visité ce pays avec mon imagination et en même temps, l'arrivée des lettres provenant d'un pays est un signe de paix et de normalité et en même temps, une façon originale de promouvoir un pays dans le monde. Mon adresse postale est la suivante:

    Emilio Fernandez Esteban
    Calle Valencia, 39
    28903 Getafe (Madrid)
    Espagne

    Si vous voulez, vous pouvez visiter mon blog :

    www.cartasenmibuzon.blogspot.com

    Là, vous pouvez voir toutes les lettres que j’ai reçu de presque tous les pays du monde.

    Enfin, je vous remercie profondément l'attention dédiée à cette lettre, et si vous pouvez m'aider ou non, je vous envoie mes meilleurs vœux de paix, de santé et de bonheur pour vous, votre famille et tous vos êtres aimés.

    Cordialement

    Emilio Fernandez

    RépondreSupprimer